Accueil Tribunes Repensons l’économie : concept de taille critique

Repensons l’économie : concept de taille critique

C'est au 18ème siècle que Ricardo, économiste anglais, a répandu sa théorie :

Afin de gagner en productivité, chaque pays avait intérêt à spécialiser sa production ; ceci quitte à importer ce que chacun produisait jusqu'alors.

C'est ainsi qu'aujourd'hui nous pouvons voir la Grèce importer des poivrons d'Hollande et l'Hollande importer des tulipes de Grèce...

L'application de cette pensée a orienté l'économie générale vers l'import-export. Nous avons vu apparaître de plus en plus de multinationales se disputant les parts de marchés des différentes régions du monde. Puis pour réguler ce nouveau concept des organismes se sont créés, afin de négocier des accords des spécialisations des pays. Nous avons aujourd'hui le GATT, l'OMC, la PAC, les assemblées nationales, européennes et bien d'autres qui décident de notre quotidien.

Ces accords incitent, encouragent ou favorisent une économie de gros marchés et de grosses entreprises. Ce qui finit par mettre en berne l'économie locale de proximité :

Juste à leurs apparitions en 1960, les grandes surfaces "créatrices d'emplois" détruisent l'emploi de 17800 boulangeries (17%), 73800 épiceries (84%), 4300 quincailleries (43%) qui ont toutes fermées... Les années 1970 et 80 sont marquées par le rachat des grosses entreprises entre elles et les licenciements, des postes devenus doublons, qui s'ensuivent... Les terrains agricoles se concentrent autour de quelques céréaliers... l'industrie pharmaceutique impose son modèle de soin... les semenciers imposent leurs semences... l'oligarchie s'installe. Les lobbies industriels se développent au sein des assemblées nationales ou continentales.

L'agriculteur ne peut plus décider librement de sa production (Pacte Agricole Commun), le sous traitant dépend de la grosse entreprise, le cadre d'entreprise exécute les directives d'un CA, les agents du marketing décident de notre consommation, les lobbies alimentaires choisissent la qualité de notre assiette, l'élu sait ce qui est bien pour ses administrés,... nous perdons le contrôle de notre environnement. Le citoyen n'est plus impliqué dans ces choix, il est déresponsabilisé. Sa seule place est celle du consommateur... "On ne peut rien... ça nous dépasse"

L'écologisme propose de changer de paradigme. Il s'agit de passer de l'objectif de profit financier à l'objectif du mieux vivre. Cela se base sur une humanité responsable, impliquée.

Pour y parvenir, l'écologisme va du macro au micro : Pour impliquer des acteurs, pour que chacun puisse se responsabiliser, maîtriser son quotidien, nous devons nous ré-approprier notre environnement, notre outil de production, notre santé, notre alimentation, nos biens communs. Il ne s'agit pas de changer les propriétaires du capital (de quelques privés passer aux actionnaires travailleurs ou public), mais de casser et diviser le capital en des milliers de TPE.

Si le tissu économique toulousain n'était structuré que de petites entreprises tournées vers une activité de proximité, nous n'aurions pas cette dépendance des commandes d'un airbus ou autre. Si les coopératives d'agriculteurs n'avaient pas dépassées une certaine taille, elles ne seraient pas devenues un moyen de contrôle par le biais d'un certain syndicat. Si l'entrepreneur aidait son collègue à monter son entreprise pour répondre à la demande, plutôt que de l'embaucher et grossir, le partage du travail et des richesses seraient plus équilibré...

En résumé, la transition de Toulouse et son agglomération a besoin d'acteurs impliqués. Elle doit, donc, passer par un soutien focalisé sur des projets de citoyens ou de petites structures toulousaines. Nous devons inonder la ville d'initiatives citoyennes, d'entrepreneurs indépendants.

Félix Ballesio, candidat Toulouse Vert Demain

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